Traditions religieuses
David Feldman, qui a grandi à Siedlce, en Pologne, décrit les traditions religieuses de sa famille, notamment la fréquentation de la synagogue (shul) et la préparation du sabbat. (4 minutes, 31 secondes)
Témoignage de David F., 2012. Vancouver Holocaust Education Centre, extrait du témoignage AVT 267.
Transcription
[Texte : David, un enfant survivant de l’Holocauste originaire de Pologne, décrit ses efforts d’après-guerre visant à demander l’immigration au Canada dans le cadre du projet Tailor.]
Mon père était plutôt religieux, mais pas ultra-religieux. Il portait un chapeau standard, une cravate et un complet pour aller travailler. Les samedis et les jours fériés, nous allions toujours à la synagogue pour prier. Ma mère avait l’habitude d’allumer des chandelles tous les vendredis soir pour préparer le sabbat et le poisson gefilte, entre autres, et elle essayait toujours d’économiser pour le sabbat afin d’avoir un vrai repas et d’effectuer tous les préparatifs nécessaires.
Et je me souviens que nous revenions de la synagogue et nous cuisinions un cholent. J’étais généralement celui qui allait à la boulangerie chercher le cholent.
Et oh, je me souviens de mon père après avoir mangé le cholent, pour dîner après la synagogue, il était un homme très érudit. Il est allé à l’Université Yeshiva, mais il n’était pas ultra-religieux, et savait prier la Guemara. Je ne sais pas, la Guemara, ce sont les livres de la Torah. De gros livres, nous en avions environ… du côté de ma mère, il lui en a laissé environ, je ne sais pas, 35 ou 40. Tout notre mur en était [rempli]. Il avait souvent l’habitude de sortir une de ces Guemara, de se lever à table et de lire à haute voix la traduction de la Guemara. C’était toujours le jour du sabbat, et il le faisait souvent en après-midi. Après, il s’allongeait des fois pour se reposer ou quelque chose comme ça.