Défis liés à l’immigration
David Shafran était originaire de Dubechne, en Ukraine. Il parle de sa décision de venir s’installer au Canada et des défis auxquels les immigrants juifs ont été confrontés après la Seconde Guerre mondiale. (1 minute, 34 secondes)
Témoignage de David S., 1987. Vancouver Holocaust Education Centre, extrait du témoignage AVT 82.
Transcription
[Texte : David, un survivant de Dubechne, en Ukraine, parle de sa décision de venir s’installer au Canada et des défis auxquels les immigrants juifs ont été confrontés après la Seconde Guerre mondiale.]
David Shafran : J’ai aimé le Canada. Je vous dirais qu’à cette époque, j’étais déjà un peu plus instruit. J’ai commencé à lire. J’ai aimé le Canada parce que, pour moi à l’époque, et encore aujourd’hui, il représente la plus grande démocratie du monde.
Même si le pays n’avait pas eu le meilleur bilan pendant la guerre envers les immigrants juifs, ce que je ne savais pas, car nous n’en étions pas conscients à l’époque. Mais je l’ai aimé parce qu’il n’est pas très peuplé et c’est un… J’ai lu sur le climat de la côte ouest…
Intervieweur : Aviez-vous de la famille ici? Des gens que vous connaissiez?
David Shafran : Oui, je connaissais déjà des gens qui vivaient ici. Ils sont partis pour travailler comme tailleurs, je les ai connus en Allemagne et je suis resté en contact avec eux.
J’ai essayé de postuler pour aller aux États-Unis. J’aurais pu aller en Argentine. Le quota pour aller en Argentine était petit.
Nous avons postulé pour aller n’importe où parce que personne ne voulait vraiment de nous. Ne nous leurrons pas.
Aucun pays ne voulait de nous. Même les États-Unis avaient un quota d’entrée très restreint.