Transcription
[Texte: Amalia Boe-Fishman partage des souvenirs de sa vie de quand elle se cachait durant l'Holocauste.]
Amalia Boe-Fishman: Je n'ai pas beaucoup de souvenirs, mais je me souviens d'un incident, on était toujours assis autour du repas du midi à la table des six enfants et moi-même, ainsi que le père et la mère. Puis nous devions dire un prière avant le repas et nous tenir les mains, et les enfants faisaient toujours un peu les imbéciles. Bref, ils faisaient la prière puis nous mangions. Puis après ça, un passage de la Bible était lu. Puis nous priions encore. Et après ça, mon père d'accueil qui était policier, ce qui était très dangereux, un policier cachant un enfant juif. Il avait une pause déjeuner. Il s'assaillait à la table dans cette très petite maison. Tout s'est passé dans une petite salle à manger. Il se rasait. On m'avait dit, vous savez, il y avait une vieille lame de rasoir, et on m'a défendu de cogner la table. Ça je m'en souviens. Et je me souviens de quand mon jeune frère d'accueil, né en 1942, était né. C'était un évènement excitant pour moi. Il était né à la maison, et il est devenu en quelque sorte mon autre poupée. Je ne me souviens pas beaucoup. On m'a dit beaucoup de choses après la guerre, donc je ne sais pas si je me souviens de ça, ou si ce sont des incidents qu'on m'a racontés.